Le jardin parfumé
Un grand livre d’artiste unique et 19 peintures
Vernissage dans le cadre du Printemps des poètes
SAORGE / FRANCE 13 MARCH > 13 MAY, 2004
Centre des monuments nationaux
Monastère de Saorge
tél. 04.93.04.55.55
Raouf KARRAY, Peintre tunisien, fils d’un ébéniste et d’une brodeuse, né à Sfax en 1951, Raouf Karray a longtemps voyagé, entre Orient et Occident, avant de se fixer à Rome pour six ans. L’Italie a été le pays de ses engagements les plus fous, de ses passions et de ses amitiés fidèles. Revenu à Sfax, c’est en italien encore que l’émotion ou la surprise le poussent à s’exprimer spontanément. Depuis sa première manifestation personnelle à Cagnes-sur-Mer en 1985, il s’est fait une spécialité d’exposer des affiches et peintures géantes dans le monde entier. Grands ou petits formats, il a exposé à La Havane, Sfax, Sofia, Helsinki, Kyoto, Grenoble, Marseille, Avignon, Brest... La peinture de Raouf Karray est un tout où le trait et la couleur comptent autant que la toile que le peintre tisse lui-même dans un papier qu’il travaille méticuleusement, obstinément et inlassablement, pendant des heures, de longues heures, jusqu’à lui donner cette texture filandreuse des papyrus d’autrefois. Le regard que porte Raouf sur la femme est irrémédiablement celui de l’enfant qu’il est resté. Les corps sans visage et sans proportions des femmes de Raouf ne suscitent ni désir ni réprobation. Elles ressemblent à des mères surprises dans leurs toilettes ou dans leur sommeil. Hanté, sans doute, par le hammam de son enfance, Raouf est demeuré, à jamais fasciné et interloqué par le déluge des sexes béants, des seins lourds et des corps disproportionnés et vautrés. Souvent le rouge- flamme dévore les toiles de Raouf Karray pour ensuite se décliner en milles nuances.
Abderrahmene MOUSSAOUI

"Cet Art fait partie de la culture de notre Tunisie Plurielle, ce pays carrefour de toutes les cultures qui se sont jetées dans le bassin Méditerranéen […] C’est dans cette aurore que j’ai baigné mes toiles, dans une marée de couleurs chaudes qui dévore les formes pour ensuite se décliner en mille nuances…de carminé à l’ocreux, du safrané à l’ambré…et dans une plage de signes et de symboles."
Raouf Karray